Friday, May 18, 2012

Cannes Film Festival Director Thierry Frémaux mentions Kristen & Robert

Le directeur du Festival de Cannes Thierry Frémaux mentionne Kristen & Robert

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M Le magazine

They ask Thierry if they “have the first draft of the new generation of young actors” and he replies “it’s hard to say, the competition is tough. You have to make the right choices & meet the right people. Pattinson & Stewart had the chance of rising from Twilight unlike other young actors that are as talented as they are. There are in Hollywood, young actors waiting in the shadow. The market is ruthless. But as for Pattinson& Stewart, they’re showing a remarkable maturity when it comes to their careers. And they’re wonderful in both movies.”

The article talks about Leo Dicaprio then: He managed to (almost) make people forget about Jack from Titanic. going from teenager’s walls to movie-goers shelves. Will the Twilight actors be able to finance movies that are both challenging and expensive due to their names? “It’s going on to depend on the success of their first steps in the ‘grown up’ cinema and on the power they will exerce on the screenwriter producers.” continues Thierry Frémaux. “Cannes 2012 is going to show that there is a movement to go back to the “big” American Auteur cinema. They can take advantage of it, or not. All of this is so fragile.
Sur les tapis rouges comme dans les films de vampires, Robert Pattinson et Kristen Stewart scintillent sous la lumière. Cette année, les splendeurs diaphanes de Twilight figurent tous deux dans la sélection officielle du Festival de Cannes, et leur venue sur la Croisette agite la presse people - ils forment un couple dans la vie - comme le milieu cinéphile. Le premier tient le rôle principal du nouveau film de David Cronenberg, Cosmopolis (sortie le 23 mai), tiré du roman de Don DeLillo. Il y interprète un golden boy new-yorkais paranoïaque obsédé par sa coupe de cheveux alors que le capitalisme s'effondre. La seconde est à l'affiche de Sur la route (23 mai aussi), de Walter Salles, adaptation du roman de Jack Kerouac emblématique de la beat generation. Elle y joue la jolie Marylou, petite amie de Neal Cassady, alias Moriarty. Des choix d'auteurs audacieux et un changement de registre radical au moment où la saga de vampires lycéens qui les a révélés s'achève. Le cinquième et dernier volet du cycle Twilight, adapté des romans - d'inspiration mormone - de Stephenie Meyer sortira en novembre en France. Crépuscule d'une aventure qui aura généré 2,5 milliards de dollars de recettes mondiales (plus de 12 millions de spectateurs dans l'Hexagone), en grande partie grâce aux charmes calibrés de Pattinson et de Stewart. Cette maturation artistique ne surprend pas chez Kristen Stewart. Née à Los Angeles, il y a vingt-deux ans, dans une famille du spectacle (mère scripte, père producteur télé), la jeune femme a déjà tourné plus de vingt-cinq films, dont beaucoup d'indépendants. A 11 ans, dès son troisième long-métrage, elle travaille avec Jodie Foster sous la direction de David Fincher dans Panic Room. Sa prestation dans Into the Wild de Sean Penn la fait remarquer par Walter Salles, qui l'enrôle dans Sur la route. Nous sommes en 2007, c'est-à-dire avant la folie Twilight. En dépit de l'acquisition de son statut de star et des longues années d'incertitude autour du montage du film, l'actrice reste fidèle au projet de Salles. Auparavant, entre deux Twilight, Stewart a pu s'échapper dans The Runaways, où elle excelle dans l'interprétation de la rockeuse Joan Jett, et dans Welcome to the Rileys. Elle y campe une fugueuse prostituée. « Stewart aime le risque et les expériences nouvelles. Elle a toujours fait des allers-retours entre des productions grand public et le cinéma d'auteur », analyse Didier Allouch, correspondant cinéma de Canal+ à Los Angeles. « Twilight est presque un accident dans sa carrière. Elle a envie de tourner dans des films indépendants, quitte à prendre des cachets dix fois moindres. » On parle ici d'une actrice dont le film culte est Une femme sous influence de John Cassavetes. « Stewart et Pattinson sont des acteurs avant d'être des teen idols, poursuit Didier Allouch. Ils aiment le cinéma. Ils ont du recul, une réelle culture de cinéphiles. Pattinson est fasciné par Ken Loach et Ken Russell. Je ne le vois pas revenir vers le blockbuster. »

Tiendrait-on là l'ébauche d'une génération d'acteurs autour de la vingtaine, liés par leurs goûts « auteurisants » et leur potentiel commercial? « Difficile à dire », pour le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux. « La concurrence est terrible. Il faut aussi savoir faire les bons choix et les bonnes rencontres. Pattinson et Stewart ont eu la chance d'émerger dans Twilight contre d'autres garçons et filles de leur âge tout aussi talentueux qu'eux. Il y a, à Hollywood, des jeunes comédiens qui attendent dans l'ombre. Le marché est impitoyable. Cela dit, Pattinson et Stewart font preuve d'une précocité de carrière remarquable. Et ils sont formidables dans les deux films. » Ils peuvent en tout cas suivre les voies tracées par certains aînés.

Les acteurs de la génération Twilight seront-ils capables de financer des films à la fois ambitieux et chers grâce à leur nom? « Ça va dépendre du succès de leurs premiers pas dans le cinéma “d'adultes”, et du pouvoir d'attraction qu'ils exerceront sur les cinéastes auteurs, poursuit Thierry Frémaux. Cannes 2012 va montrer qu'il y a un mouvement de retour vers le “gros” cinéma d'auteur américain. Ils peuvent en profiter. Ou pas. Tout cela est tellement fragile. »
Pattinson n'est donc pas le nouveau DiCaprio, comme on l'entend parfois. Mais grâce au glamour qui émane de leur couple, Robert et Kristen élargiront sérieusement la notoriété des films de Cronenberg et Salles en montant les marches du Palais à Cannes. Car, à l'instar des vampires, la machine spectaculaire aime le sang frais.
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