Thursday, May 17, 2012

Kristen's Interview with La Repubblica (Italy) + Scans

Interview de Kristen avec La Repubblica (Italie) + Scans

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On the road to Cannes, a meeting with Kristen Stewart. The Twilight star is already the new protagonist in a new franchise: Snow White and the Huntsman, a dark take on the famous fairytale, out this July. Between playing Bella and Snow White, the 22 y.o actress, role model of millions of girls around the world, has taken a new challenge with herself with an adult role: she will be in competition at the Cannes Festival with On the Road, a movie adaptation of the Beat-generation defining novel, directed by Walter Salles.

“That of Marylou is a huge role, without boundaries” says Kristen. A black leather jacket, white shirt and clean jeans, Kristen speaks slowly, she often stops to correct herself, as if any concept was important and difficult for her. Marylou is the sexy and uninhibited wife of Dean Moriarty, friend and mentor of Sal Paradise, Kerouac’s alter-ego.

Kristen, On The Road is a special movie for you.

“It was one of the first adult books I read. The first to completely conquer, almost obsessed me. It opened doors and new horizons for me, it taught me to go and discover more about myself. Besides, I love diaries, chronicles, real-life stories. Especially when it’s told by an outsider’s point of view. OTR is not “just a novel”, it’s an ensemble of reality and fiction, a mix between what actually happened and Jack’s point of view. I like the truthfulness of characters, the amount of info about them that’s arrived to us, untouched.”

What kind of challenge it was for you, playing Marylou?

I had to go and explore emotional territories where I had never been before. I had to push forward, find some thing inside of me that I didn’t even know I had. She’s a limitless character, a woman capable of unique types of relationship. It’s a character I really admire but it doesn’t belong to me. Unlike Marylou, I am incapable of living things in such a spontaneous and extreme way, happy to live the moment. I am more like Sam, I like to watch this happen. Being part of this movie was living in my favourite book. I’ll always be grateful to Walter for this.

Are you excited or worried about going to Cannes?

Both. More like happy, because Cannes is the most important place for a movie and I’m going with a team of which I’m proud. The thing I like the most about my job is the sense of being a team, the creative energy you share when you’re on set. It’s an intimate feeling, even physical. Then millions of people watch it, and it’s not personal and intimate anymore, but something of that energy remains. I base my decisions upon that.

Is it the same when it comes to big franchises?

I have a big fanbase, it’s true. But I base my choices solely following my instinct. I claim the purety of the outsider, the lack of calculations. It was like this for Twilight, and for SWATH too.

You are a role model for millions of teenagers: do you feel the responsibility of that?

People choose their role models by themselves. I am honest with myself and I’m not ashamed of anything I’ve done. You shouldn’t plan of giving a certain image of yourself to other people. You should live your life, your experiences, your job. The people take what they want.

When you’re on set, what do you usually do?

“I read a lot. I really like Henry Miller. Recently I read Moravia’s “Contempt”, then a watched a bit of the movie. I saw myself in the paranoia, the obsession of the protagonist, even though they’re not entirely mine. And, in my free time, I write. I’m not interested in fiction: I’m always looking for idea, sentences, or just simple words”
Sur la route pour Cannes, une rencontre avec Kristen Stewart. La star de Twilight est déjà le nouveau visage d'une nouvelle franchise : Blanche Neige et le chasseur, une version sombre du célèbre conte de fée, à venir cet été. Entre jouer Bella et Blanche Neige, l'actrice de 22 ans, modèle de millions de filles à travers le monde, a accepté un challenge avec elle même dans un rôle d'adulte : elle sera en compétition au Festival de Cannes avec Sur la Route, une adaptation du roman pilier de la beat generation, réalisé par Walter Salles.

« Marylou est un rôle énorme, sans frontières » dit Kristen. Un veste en cuir noire, un t-shirt blanc et un jeans, Kristen parle lentement, elle s'arrête sans cesse pour se corriger elle même, comme si chaque concept était important et difficile pour elle. Marylou est la femme sexy et sans inhibition de Dean Moriarty, ami et mentor de Sal Paradise, l'alter ego de Kerouac.

Kristen, Sur la Route est un film spécial pour vous.

« C'est l'un des premiers livres adultes que j'ai lu. Le premier à me conquérir complètement, à presque m’obséder. Ça a ouvert des portes et de nouveaux horizons pour moi, ça m'a appris à partir et découvrir plus de choses à propos de moi même. De plus, j'adore les journaux, les chroniques, les histoires inspirées de la vie réelle. Surtout quand c'est raconté du point de vue d'un inconnu. Sur la Route n'est pas juste un « roman », c'est un ensemble de réalité et de ficion, un mélange entre ce qui se passe vraiment et le point de vue de Jack. J'aime la véracité des personnages, la quantité d'informations à leur propos qui nous parviennent, impeccables. »

Quel genre de challenge ça a été pour toi de jouer Marylou ?

J'ai eu à découvrir des territoires émotionnels que je n'avais jamais explorer auparavant. J'ai du pousser plus loin, trouver certaines choses au fond de moi que je ne pensais pas avoir. Elle est sans limite, une femme capable de relations d'un type unique. C'est un personnage que j'admire vraiment mais ça ne m'appartient pas. Au contraire de Marylou, je ne suis pas capable de vivre les choses de façon si spontanée et extrème, heureuse de vivre le moment présent. Je suis plus comme Sam, j'aime voir les choses arriver. Faire partie de ce film a été comme vivre dans mon livre favori. J'en serais toujours reconnaissante à Walter pour ça.

Êtes vous excité ou inquiète d'aller à Cannes ?

Les deux. Plus qu'heureuse, parce que Cannes représente l'endroit le plus important pour un film et j'y vais avec une équipe dont je suis fière. La chose que j'aime le plus dans mon travail c'est la façon d'être une équipe, l'énergie créative que vous partagez sur le tournage. C'est un sentiment intimiste, même physique. Et puis des millions de gens le voient et ce n'est plus personnel et intimiste mais quelque chose dans cette énergie perdure. Je base mes décisions là-dessus.

C'est la même chose pour les grosses franchises ?

J'ai une base de fans importante. Mais je base mes choix uniquement en suivant mes instincts. Je revendique la pureté de l'inconnu, le manque de calcul. C'était comme ça pour Twilight et pour Blanche Neige et le Chasseur aussi.

Vous êtes le modèle de millions d'adolescents : Sentez vous une certaine responsabilité par rapport à ça ?

Les gens choisissent leur modèle eux même. Je suis honnête avec moi-même et je n'ai pas honte de ce que j'ai fait dans le passé. Vous ne devriez pas planifier de donner une certaine image de vous même aux autres. Vous devriez vivre votre vie, vos propres expériences, votre travail. Les gens prennent ce qu'ils veulent.

Quand vous êtes sur le tournage, que faites vous habituellement ?

« Je lis beaucoup. J'aime Henry Miller. Récemment j'ai lu « Le Mépris » de Moravia, et j'ai vu quelques extraits du film. Je me suis retrouvé dans la paranoïa, l'obsession du personnage principal, même si elles ne sont pas entièrement miennes. Et, pendant mon temps libre, j'écris. Je ne suis pas intéressé par la fiction : Je suis toujours à la recherche d'idée, de phrases et simplement de mots. »
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