Thursday, September 6, 2012

"Kristen Stewart's acting shouldn't be eclipsed" - by Betsy Sharkey, Los Angeles Times

"Le jeu de Kristen Stewart ne doit pas être éclipsé" - par Betsy Sharkey, Los Angeles Times





By Betsy Sharkey, Los Angeles Times Film Critic

Kristen Stewart's personal life has proved fodder for gossip sites and the Twitterverse, but don't lose sight of her evolving performances.

A tabloid- and tweet-battered Kristen Stewart will endure the red-carpet version of a perp walk before Thursday night's premiere of her new film "On the Road" at the Toronto International Film Festival.

Her appearance should provide a window into how things will play out with angry "Twilight" fans when the final chapter of the saga lands in November. But for those who love the movies, not the celebrity machinations overshadowing them, suddenly, and stupidly, one of the most promising acting careers of a generation seems to be at risk.

Whatever Stewart's indiscretion, in a town, lest we forget, that specializes in being indiscreet on a grand scale, the public flogging she's gotten for breaking Robert Pattinson's heart does not fit the crime.

With each new film role, her performances continue to deepen; more layers of a complicated interior life are exposed. Stewart treats acting as a craft and one that she is constantly honing, working almost nonstop since she began at age 8 — 30 roles in 14 years.

She hit a trifecta of sorts in 2010 when she played rocker Joan Jett in "The Runaways"; a street-walking troubled teen in "Welcome to the Rileys," opposite a completely charmed James Gandolfini; and a reprise of her most famous role, Bella Swan, in "The Twilight Saga: Eclipse."

Her choices seemed the right balance between the commercial and the offbeat, standout performances more memorable than the films. It would be a pity if romantic melodrama becomes a defining moment for the actress, rather than the footnote it deserves to be.

It was possible to spot Stewart's promise in her "Panic Room" breakthrough in 2002. Playing Jodie Foster's daughter in the thriller, she was only 11 when the film came out. Though she's such a kid in the film, slightly gawky and stick thin, she matches Foster's high-wire act in scene after scene. Never do you get the sense Stewart is "acting"; she is, more specifically, "being," existing inside Sarah Altman's scared skin.

In the years since, the actress, now 22, has built a significant body of work for one so young — the terminally ill teen in the small-town drama of "The Cake Eaters," the silent by choice raped high-schooler of "Speak," the not-to-be-forgotten first love in "Adventureland," to name a few. On screen you can see the time she spent searching for what made each of them tick.

The one common strain in virtually every character she has portrayed is that they have been marked in some way by life. Indeed, one of Stewart's great strengths is the way in which she can erect the emotional walls that are so often the default position of the injured, and still allow us to see behind them, infusing that duality even in "Twilight's" Bella, the teen outsider in the vampire love mega-franchise that brought her the fame she never sought.

For the chance to push her talent beyond others' and her own expectations, she seems compelled to take smaller, more challenging roles. Why else return to the serious and seriously smaller stage of independent film so often? Why else cut her fee to work with "On the Road" director Walter Salles? It is the reason she took a minor role in 2007's "Into the Wild." Directed by the always exacting Sean Penn, Stewart was a teenage nonconformist with a crush on Emile Hirsch's soul-searching Chris McCandless; her few moments were unforgettable.

The free-spirited sensibility of her pensive guitar-playing waif in "Wild" has, by all reports, become a force of nature in "On the Road's" Marylou. If Stewart has a type, Marylou is the epitome of it. An iconic character that demands something distinctive, yet something authentic. Someone voracious in their embrace of life and love, willing to risk pain to experience it all.

The movie, based on the beloved Jack Kerouac novel, came out of Cannes earlier this year with mixed reaction except for the near-universal acclaim for Stewart's performance. The film is in Toronto to test the waters for the awards season race, with Stewart talked about as someone who could be in the running.

Like millions of others, I will admit to looking forward to Bella's swan song in the "Twilight" finale. I will also be glad to put the behemoth behind us. Hopefully that will allow Stewart to fly unfettered, to soar as high as her talent will take her.

Until then, I would respectfully ask all the Twi-hards of the world to stand down. Feel free to keep mooning over Pattinson's pains for as long as it suits you, but let Stewart get on with the business of being who she is meant to be: an exceedingly nuanced young actress who has earned her way, every step of it.
Par Betsy Sharkey, Critique de films au Los Angeles Times

La vie personnelle de Kristen Stewart anime de nombreux tabloïds et le monde de twitter mais ne perdons pas de vu ses performances d’actrice.

Les tabloids et les tweets annonce déjà que Kristen Stewart endurera la marche du criminel sur la tapis rouge de la première de son film Sur la route au festival du film international de Toronto.

Sa venue devrait donner une idée sur comment les choses vont se dérouler avec les fans de twilight « fâchés » à la sortie du dernier volet de la saga en Novembre. Mais pour ceux qui aiment les films, pas les complots de célébrités qui les éclipsent, soudainement et bêtement, la carrière d’une des plus prometteuses actrices de notre génération est en danger.

Peu importe son indiscrétion, dans la ville, au cas où nous l’oublions, spécialisée dans l’indiscrétion dans les grands scandales; le flagellation publique qu’elle subit pour avoir brisé le cœur de Robert Pattinson ne colle pas avec le crime commit.

A chaque nouveau rôle, ses performances s’intensifient; de nouvelles couches d’une vie compliquée sont exposées. Stewart traite le cinéma comme une profession qu’elle est sans cesse entrain d’affiner, travaillant sans arrêt depuis l’âge de 8 ans. 30 rôles en 14 ans.

Elle gagne le tiercé gagnant en 2010 en jouant la rockstar Joan Jett dans "The Runaways"; une adolescente prostituée dans "Welcome to the Rileys" auprès d'un James Gandolfini complètement séduit et reprend son rôle célèbre de Bella Swan dans la "Eclipse".

Ses choix semble être le bon équilibre entre le commercial et le décalé, des performances hors du commun plus mémorable que les films. Ce serait dommage qu’un mélodrame romantique devienne un moment décisif de la vie de l’actrice pour plutôt que l’élément mineur que ça devrait être.

Il était possible de remarquer Stewart dans son film révélateur "Panic Room" en 2002. Jouant la fille de Jodie Foster dans le thriller, elle n’avait que 11 ans quand le film est sorti. Même si c’est une vraie enfant dans le film, un peu maladroite et très maigre, elle s’accorde bien avec le jeu de Foster, scène après scène. Jamais on n’a l’impression que Stewart "joue"; elle est, plus spécialement, "elle existe" dans l’apparence apeurée de Sarah Altman.

Dans les années qui ont suivi, l’actrice, aujourd’hui âgée de 22 ans, a créée pour quelqu’un d’aussi jeune une étonnant carrière - l'adolescente en phase terminale dans le petit drama "The Cake Eaters", la lycéenne muette par choix suite à un viol dans "Speak", le premièr amour qu’on-n’est-pas-prêt-d'oublier dans "Adventureland", pour n'en citer que quelques-uns. A l’écran vous pouvez voir le temps qu'elle a passée à chercher ce qui fait avancer chacun de ses personnages.

Le point commun de tous les personnages qu’elle a dépeint réside dans le fait qu’ils ont tous été marqué par la vie d’une manière ou d’une autre. En effet, l'une des forces de Stewart est la manière dont elle peut dresser des murs émotionnels qui sont si souvent la position par défaut des blessés, tout en nous permettant de voir derrière eux, insufflant une dualité même dans "Twilight" avec Bella, l'adolescente dans l’histoire d’amour de cette méga franchise qui lui a apporté sa célébrité actuelle qu’elle n’a jamais demandée.

Pour avoir une chance de pousser son talent au delà des autres et de ses propres attentes, elle est contrainte de prendre des rôles plus petits, mais plus difficiles. Autrement, pourquoi revenir vers le sérieux et sérieusement plus petit monde des films indépendants aussi souvent? Pourquoi réduire son salaire avec un plus faible revenue pour travailler avec Walter Salles dans "Sur la Route"? C’est la raison pour laquelle elle a acceptée un rôle mineur dans le "Into the Wild" en 2007. Sous la direction de Sean Penn, Stewart était une adolescente non conformiste avec le béguin pour Chris McCandless joué par Emile Hirsch ; ses quelques scènes sont inoubliables.

La sensibilité libre d’esprit du jeu de guitare pensif de cette femme frêle dans "Into the Wild", est devenue une force de la nature sous la forme de Marylou dans "Sur la Route". Si Stewart a un style, Marylou en est l’incarnation. Un personnage emblématique qui exige quelque chose de distinctif, mais tout autant quelque authentique. Quelqu’un de vorace dans sa manière d’embrasser la vie et l’amour, prête à risquer de côtoyer la douleur pour tout expérimenter.

Le film, basé sur le celèbre roman de Jack Kerouac, est sorti à Cannes un peu plus tôt cette année avec des réactions mitigées à l'excepton de l'acclamation quasi-universelle pour la performance de Stewart. Le film est à Toronto pour tâter le terrain en prévision de la course vers les récompenses, avec Stewart dont on parle comme quelqu’un qui pourrait être nommé.

Comme des millions d’autres, j’admets que j’attends avec impatience la chanson de Bella dans le dernier volet de la saga Twilight. Je serais aussi content de mettre le géant derrière nous. Avec un peu de chance, ça permettra à Stewart de voler sans entraves, de s’élever aussi haut que son talent la portera.

Jusque là, je demande respectueusement à tous les Twifans du monde de se calmer. Ne vous gênez pas pour continuer de pleurer de la peine de Pattison aussi longtemps que vous le voulez mais laissez Stewart être et devenir ce qu’elle doit être: une jeune actrice extrêmement nuancé qui à gagnée sa place, à chaque étape.