Sunday, September 30, 2012

New interview for 'On the Road' with Weiner Zeitung (Austria)

Nouvelle interview avec Weiner Zeitung (Autriche)





In Walter Salles new road movie, "On the Road" (in cinemas Oct. 5th), the adaption of Kerouac‘s novel, she‘s part of a group of young people that depart on a journey through sex, drugs and jazz.

Wiener Zeitung: 2008, before the very first Twilight premiere, hardly anyone knew you. Today you‘re fair game for all the tabloids out there. How do you deal with that?

KS: I don‘t like it but I learned from it. When I first went on promo tour for Twilight - with 17 - I didn‘t know yet where to draw the line when it came to my relationship with the press and what was relevant for the interview and what I should rather keep to myself. Today I know exactly what I can and can‘t say.

WZ: Was there ever a time after Twilight where you maybe felt the danger that the whole thing could get out of hand for you and you would end like one of those „Hollywood Girlies“?

KS: I think it‘s unbelievably embarassing if you think of yourself as a big seller. That‘s exactly what those girls do. There‘s this moment where everyone in a bar is suddenly staring at you and you think that maybe you‘re worth being stared at: I refuse to be that person because I don‘t wanna be an object of utility. You also have to know in this job: If you give certain parts of yourself up for the public, you don‘t ever get them back.

WZ: Hollywood requires though that you partake in the circus and to run from one talk show to the other.

KS: I know colleagues that constantly play these formed, well educated people because they‘re great actors. Just look at the talk shows. I always ask myself: How do they do that? How can they be so perfect? But in the end you realize: You‘re nothing. You‘re nobody. Because you‘ve always tried to please so many people, to play a part for them all.

WZ: Let‘s talk about „On the Road“: Did you read the book?

KS: Yes. This book really shaped the way I approach people. I got to know those characters while reading and thought: Oh god, that‘s the kind of people I need in my real life. People that challenge me.

WZ: Director Walter Salles is known for not restricting his actors - in contrast to big studio films like Twilight.

KS: With this movie we completely wanted to lose control over ourselves. That‘s in itself a contradiction to the way movies are shot: Script, set, everything is predetermined. The difference to Twilight was that with that I was obsessed with getting the dialogues right because I loved them. On the Road on the other hand was a project where the audience was supposed to be presented something to discover instead of getting a made, perfect sounding product.

Walter Salles gave us a lot of time to internalize the characters. For that we also had to get to know each other as actors. That‘s what led to the fact that nothing seemed posed when we were shooting. We just let go. And of course we forgot some text here and there but we found them again later on, through ourselves, because we knew these characters and that‘s why we knew when they‘d have to use that lost text.

WZ: That sounds like an enjoyable work. Do you feel the corset of profit-oriented Hollywood in real life?

KS: I feel very free in my decisions. For outsiders it might look as if someone like me had no freedom whatsoever because of all the hype. But that‘s not true. Nowadays I have access to so many possibilities and I have so much ahead of me. I think you shouldn‘t make compromises in life. That‘s something so fundamental but it‘s true. I don‘t deny myself anything in life. And I don‘t allow others to deny me anything.

WZ: Do you feel like through On the Road you will be perceived as an established actress?

KS: I‘m lucky that I‘m being offered so many parts. So I think: Yes, I‘m established. For me it‘s not about the results of my work but more about the experience that I go through. And the security to know today that I can do my job many more times. Or at least that I know I can do it one more time before everyone thinks I suck ass.

Dans le nouveau film de Walter Salles « Sur La Route » (au cinéma le 5 octobre), l’adaptation du roman de Kerouac, elle fait partie d’un groupe de jeunes gens qui partent dans une expérience faite de sexe, drogues et jazz.

En 2008, avant la première avant-première de Twilight, presque personne ne te connaissait. Aujourd’hui, tu es un bon jeu pour les tabloïds. Comment gérez-vous ça ?

Je n’aime pas ça mais j’ai en appris de cela. Quand je suis premièrement allée faire la promo de Twilight, à 17 ans, je ne savais pas encore où me situer quand on en venait à ma relation avec la presse et ce qui était intéressant pour l’interview et ce qui serait mieux de garder pour moi. Maintenant, je sais exactement ce que je peux et ne peux pas dire.

N’y a-t-il jamais eu un moment après Twilight où tu as senti le danger que tout pouvait t’échapper et que tu finirais comme une de ces « Hollywood Girlies » ?

Je pense que c’est incroyablement embarrassant si tu te vois comme un produit marketing. C’est exactement ce que ces filles pensent. Il y a ce moment  où tout le monde dans un bar te regarde soudainement et tu penses que peut-être tu vaux la peine d’être regardée : je refuse d’être cette personne parce que je ne veux pas être l’objet d’une utilité. Tu dois aussi savoir dans ce travail : Si tu donnes certaines parties de toi-même au public, tu ne les reprends jamais.

Hollywood demande tout de même que tu te montres dans ce cirque et de courir d’un talk-show à un autre.

Je connais des collègues qui ne cessent de jouer cela, eh bien des gens éduqués parce qu’ils sont acteurs. Juste regardez ces talkshow. Je me demande toujours : Comment font-ils ça ? Comment peuvent-ils être si parfait ? Mais au final tu réalises : tu n’es rien. Tu n’es personne. Car tu essaies toujours de plaire à tellement de personnes, de jouer une partie pour eux tous.

Parlons de « Sur La Route » : Avez-vous lu le livre ?

Oui. Ce livre est vraiment fait d’une façon qui s’approche des gens. J’ai dû connaître ces personnages pendant que je le lisais et j’ai pensé : Mon Dieu, ce sont le genre de personnes dont j’ai besoin dans la vraie vie. Des gens qui me défient.

Le réalisateur Walter Salles est connu pour ne pas restreindre ses acteurs – en contraste avec les les films de gros studios comme Twilight.

Avec ce film on voulait complètement perdre notre self-control. C’est en lui-même une contradiction avec la façon dont les films sont tournés : le script, le tournage, tout est prédéterminé. La différence avec Twilight était que j’étais obsédée par d’avoir des dialogues bien car je les aimais. Sur La Route d’autre part était un projet où le public doit avoir quelque chose présenté à découvrir à la place d’avoir quelque chose de fait, parfait semblant être un produit.

Walter Salles nous a donné beaucoup de temps pour analyser les personnages. Pour cela nous devions aussi nous connaître les uns les autres en tant qu’acteurs. C’est ce qui a fait que nous ne semblions pas faux en tournant. On laissait juste aller. Et bien sûr on oubliait du texte ici et là mais nous le retrouvions plus tard, entre nous, parce qu’on connaissait ces personnages et c’est pourquoi nous savions quand ils devaient utiliser ce texte perdu.

Ça semble être un travail profitable. Ressentez-vous le prototype à but lucratif d’Hollywood dans la vraie vie ?

Je me sens très libre dans mes décisions. Pour les inhabitués je dois sembler être quelqu’un qui n’a pas de libertés quoiqu’il arrive à cause de la célébrité. Mais ce n’est pas vrai. De nos jours, j’ai accès à tellement de possibilités et j’ai tellement devant moi. Je pense que tu ne devrais pas faire des compromis dans la vie. C’est quelque chose si fondamentale mais vrai. Je ne déni rien de moi dans la vie. Et je ne permets pas aux autres de me dénier n’importe quoi.

Pensez-vous qu’avec Sur la Route vous serez perçue en tant qu’actrice confirmée ?

Je suis chanceuse qu’on m’offre tellement de choses. Donc je pense que : Oui, je suis confirmée. Pour moi ce n’est pas à propos des résultats de mon travail mais plus des expériences par lesquelles je suis passé à travers. Et la sécurité à savoir aujourd’hui est que je peux faire mon travail beaucoup plus de fois. Ou du moins je sais que je peux le faire une fois de plus avant que tout le monde pense que je suis de la merde.


Source - @MyCelluloid - @KstewAngel - Via - English translation, thx to @RKbubbles