Friday, September 7, 2012

The Globe and Mail Interview


“I signed a copy of East of Eden last night,” says Kristen Stewart. “I was like, what the …”

You’d have to see her to know she doesn’t believe this herself. There’s the ironic emphasis on Eden. There’s her self-deprecating smile gone awry. There is, in every Stewart interview, a certain undisguised incredulity at the people who’ve made her famous.

In 10 minutes she tells you nothing about herself, but in the inflection of 10 words she says everything.

This TIFF marks Stewart’s first public appearance since her first public scandal – and even more public apology. [..] It was a sorry sight, for sure.

But on the red carpet for On The Road, a special presentation at TIFF, her fans had either forgiven or were smart enough not to care. She isn’t lying about Steinbeck, who is, by the way, her “favourite favourite author.” From the other side of the handrail, I watched her graffiti a fan’s brand-new paperback. Her right stiletto trembled more than her left.

Today, tucked into the Intercontinental Hotel for a round of tape-recorded torture, Stewart is wearing flats. She sits cross-legged and impatient, like a kid on a too-short chair.

After a few minutes I point into her lap and she thinks I’m complimenting the flats, which are very faux-punk pirate. No, I’m pointing to the splint on her middle finger. She laughs, then mimics herself: “Aren’t my shoes great?”

Stewart is so private that when I ask what happened, she says only that she broke her finger (duh). And in person she is chill but so fierce-looking and wounded, like one of those stray cats who despise your kindness, that I don’t ask again.

We talk more about books. Stewart loves not just male writers, but dude writers: Charles Bukowski, Henry Miller, and Jack Kerouac, who led her to the others. It’s his original scroll of On The Road, sensorial and vital and raw, that Walter Salles ( The Motorcycle Diaries) transmogrifies into this wish-fulfilling ramble of a film.

“I think if you were to watch a true depiction of the novel in every sense, if you could predict every line, it would be so not the experience of reading the book,” says Stewart, who read and fell in love with it when she was 14. “[Salles] didn’t change things just to have a beginning, a middle, and an end to satisfy people. I do really feel the same thing when you read the book: there are so many things presented to you, so many streets you could decide to walk down.”

Stewart has decided to walk the freeway. Before Twilight came out, she signed to On The Road as an indie darlin’. After Twilight , jokes her co-star Garrett Hedlund, she’s the reason On The Road got green-lit. (Hedlund and Stewart are doing all their interviews together, which one imagines is more for Stewart’s sake than his.)

A week before Salles began shooting, Stewart went on a road trip with two of her friends. Did she drive? “No,” she says in the eye-rollingest tone. “I was driven. On my road trip.”

They made it to Ohio. Ohio? That sounds like the saddest adventure. “It’s not sad! It was so cool.” She almost smiles. “It’s about the reach, babe.”

I know it is easy to fall in love with interview subjects, especially when they’re also intergalactic movie stars with morning-after hair and absinthe-green eyes. I know they do it to you on purpose. I’m in love.

Which is why I cringe asking her whether it was a relief, given the scrutiny she’s under, to play Marylou. Marylou, who does whatever she wants and never feels bad about it. Marylou, who is free.

A look crosses Kristen Stewart’s face that makes me want to quit my job and jump out the 10th-floor window, so don’t you ever tell me she can’t act.

“It’s funny,” she says, finally. “Getting to know the people behind the characters made it a lot easier to play her. I don’t want to say like a prop, but she’s … it’s just that she is like scenery a little bit. You can connect the dots and wonder what kind of person it would take to do that, but knowing her, she had a capacity for – honestly, I mean she’s really a female version of Neal. I mean, she, she grew up with him, she was kind of raised by him, um …”

Not until I play back the tape do I guess that Hedlund interrupts now to protect her. In seeming to answer the question about her character and not about herself, Stewart talked more about herself and her boyfriend than she should have.

“I was thinking about that question,” Hedlund says. “And it’s like, we got to live a fearless life for a chunk of time before we had to go back to a life in which we had something to lose.”

Kristen Stewart doesn’t look up. She just says, yeah.
"J'ai signée une copie de 'A l'est d'Eden' la nuit dernière," dit Kristen Stewart. "J'étais comme, c'est quoi ce..."

Il faudrait la voir pour savoir qu'elle n'y croit elle-même. C'est ironique de constater l'accent mis sur l'Eden. C'est son sourire d'autodérision qui tourne mal. Il y a, dans chaque interview de Stewart, une certaine incrédulité non dissimulée sur les personnes qui ont fait sa renommée.

En 10 minutes elle ne vous dit rien sur elle-même, mais dans l'inflexion de 10 mots elle dit tout.

Ce TIFF marque la première apparition publique de Stewart depuis son premier scandale publique - et encore plus, excuses publiques. [..] C'était un triste spectacle, à coup sûr.

Mais sur le tapis rouge pour Sur la Route, une présentation spéciale au TIFF, ses fans l'avaient soit pardonné ou étaient assez intelligents pour ne pas s'en soucier. Elle ne ment pas sur Steinbeck, qui est, soit dit en passant, son "auteur favori favori." De l'autre côté de la rampe, je la regardais gribouillant pour un fan sur un tout nouveau livre de poche. Son talon aiguille de droite tremblait plus que son gauche.

Aujourd'hui, niché dans le Intercontinental Hotel pour une série de torture d'enregistrement sur bande magnétique, Stewart semble languissante. Elle est assise les jambes croisées et impatiente comme un enfant sur ​​une chaise trop petite.

Après quelques minutes je désigne ses genoux et elle pense que je complimente ses chaussures, qui sont très faux-punk. Non, je fais remarquer l'attelle à son doigt du milieu. Elle rit, puis elle se mime elle-même: "Est-ce que mes chaussures ne sont pas géniales?"

Stewart est tellement privée que lorsque je demande ce qui s'est passé, elle dit seulement qu'elle s'est cassé le doigt (duh). En personne elle est froide mais semble si féroce et blessée, comme un de ces chats errants qui méprisent ta bonté, que je n'ai pas demander à nouveau.

Nous parlons plus de livres. Stewart aime non seulement les auteurs masculins, mais des écrivains mecs: Charles Bukowski, Henry Miller et Jack Kerouac, qui l'a conduit aux autres. C'est son rouleau original de Sur la Route, sensorielles et vital et cru, que Walter Salles (The Motorcycle Diaries) a transvasé dans cette randonnée qui exauce les souhaits d'un film.

"Je pense que si vous deviez regarder une véritable représentation du roman en tous sens, si vous pouviez prédire chaque ligne, ce ne serait donc pas l'expérience de la lecture du livre," dit Stewart, qui l'a lu et est tombée amoureuse de lui quand elle avait 14 ans. "[Salles] ne change pas les choses juste pour avoir un début, un milieu et une fin pour satisfaire les gens. Je ressens vraiment la même chose quand vous lisez le livre: il y a tant de choses qui vous sont présentées, tant de chemins que vous pourriez décider de prendre."

Stewart a décidée de marcher sur l'autoroute. Avant que Twilight soit sorti, elle a signée pour Sur la Route entant que dame indépendante. Après Twilight, plaisante sa co-star Garrett Hedlund, elle est la raison pour laquelle Sur la Route a obtenu le feu vert. (Hedlund et Stewart font toutes leurs interviews ensemble, lequel on l'imagine est plus par souci pour Stewart que le sien.)

Une semaine avant que Salles commence à tourner, Stewart a fait un road trip avec deux de ses amies. A t-elle conduit? "Non," dit-elle sur le ton de l'évidence. "J'ai été entraînée. Sur mon road trip."

Elles l'ont fait dans l'Ohio. Ohio? Cela ressemble à une triste aventure. "Ce n'est pas triste! C'était tellement cool." Elle sourit presque. "Il s'agit de la portée, bébé."

Je sais qu'il est facile de tomber amoureuse des personnes à interviewer, surtout quand ils sont aussi des stars de cinéma intergalactiques avec des cheveux-de-lendemain et yeux vert-absinthe. Je sais qu'ils le font exprès. Je suis amoureuse.

C'est pourquoi je fais la grimace en lui demandant si c'était un soulagement, compte tenu de la surveillance minutieuse sous laquelle elle est, de jouer Marylou. Marylou, qui fait tout ce qu'elle veut et ne se sent jamais mal à ce sujet. Marylou, qui est libre.

Un regard qui croise le visage de Kristen Stewart et il me donne envie de quitter mon emploi et de sauter par la fenêtre du 10ème étage, donc ne venez jamais me dire qu'elle ne peut pas jouer.

"C'est drôle," dit-elle enfin. "Apprendre à connaître les gens derrière les personnages la rend beaucoup plus facile à jouer. Je ne veux pas dire comme un accessoire, mais elle est... c'est juste qu'elle est un peu comme décor. Vous pouvez relier les points et vous demandez quel genre de personne il faudrait pour cela, mais la connaissant, elle avait la capacité pour - honnêtement, je veux dire qu'elle est vraiment une version féminine de Neal. Je veux dire, elle, elle a grandi avec lui, elle a été un peu élevé par lui, euh..."

Alors que je sauvegarde la cassette, je suppose que Hedlund l'interrompt maintenant pour la protéger. Paraissant répondre à la question sur son personnage et non sur elle-même, Stewart parlait plus d'elle et de son petit ami qu'elle devrait le fait.

"Je pensais à cette question, dit Hedlund. "Et c'est comme si, nous étions arrivés à vivre une vie sans peur pendant un laps de temps avant que nous ayons à revenir à une vie dans laquelle nous avions quelque chose à perdre."

Kristen Stewart ne leva pas les yeux. Elle dit simplement, oui.
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