Saturday, September 8, 2012

Toronto Star Interview


It comes as a shock to see Kristen Stewart curled up in a chair in a Toronto hotel room, looking considerably thinner and less poised than she did at the Cannes Film Festival in May.

The same film is being discussed: On the Road, the Walter Salles adaptation of Jack Kerouac’s totemic 1957 Beat Generation novel, which is receiving its North American premiere at TIFF before a year-end release.

The tense body language of Stewart, 22, says all that needs to be said about how difficult the past four months have been for her, during which she confessed to an affair that led to a breakup with Robert Pattinson, her boyfriend and Twilight franchise co-star.

It would be a mistake, though, to read too much into tabloid headlines. Stewart looked as glamorous on Friday’s Ryerson Theatre red carpet as she did on the scarlet walk outside the Palais des Festivals in Cannes.

And the intense experience of making On the Road, which took years of planning and included “boot camp” readings of Beat writings, couldn’t help but have a transforming effect on all involved. That’s certainly the case for Stewart, and also with co-star Garrett Hedlund, who joined her for an interview with the Star.

“To say that this movie opened me up in a way, sounds really obvious, but it f--king did!” says Stewart, who first read Kerouac’s classic at age 15.

“I’m not just saying this. The book has had such a major effect on who I wanted to be at age 15, which is a pretty important and formidable time.”

Adds Hedlund: “How do you express the fire in which (Kerouac) expressed it? That’s the obstacle and that’s really what you’re thinking about the whole time. But at the end of the day, I feel I’ve become a much stronger person. The thoughts that I had to think, the feelings I’ve felt . . . made me much stronger.”

On the Road sets Stewart as enigmatic teen dynamo Marylou, the woman who rode with and made love to both the wild Dean Moriarty, played by Hedlund, and the cerebral Sal Paradise, played by Sam Riley. To Stewart’s thinking, the mythmaking mileage of Moriarty and Paradise — pseudonyms for real-life pals Neal Cassady and Kerouac — might never have happened if it weren’t for Marylou, who is based on Cassady’s first wife, LuAnne Henderson, 15 years old when they married.

“It was this bridge,” Stewart says of Marylou/LuAnne’s relationships, both amorous and amigo, with Dean/Neal and Sal/Jack.

“I think that there definitely was a commonality that they could have because of her. They may have found it through something else if she didn’t exist, but there was a trust that they had just because they shared her.”

Adds Hedlund, 28: “She was like the gal in between twin brothers who had opposite amounts of patience.”

Stewart and Hedlund both wonder how modern audiences will react to the sex, drugs and all that jazz of On the Road. It shocked people so much in the late 1950s, many would often tear the cover off the book if they were reading it in public.

“It’s not so shocking to do drugs and have promiscuous sex anymore,” Stewart says.

“It’s not too shocking to see people naked. I hate to put it this way, but when I read the book I was 15, I think I was maybe a little more fascinated with pushing myself a little bit farther and being a bit of a rebel, or whatever at that age you do. You want to push yourself.”

Brazilian director Salles, who spent many years working to get the rights to On the Road and also getting a satisfying script written, says Marylou is a fascinating character and Stewart was exactly the right woman to play her. As soon as he met Stewart, after seeing her perform in Sean Penn’s maverick drama Into the Wild, he knew he’d found his Marylou.

“She knew On the Road very well, but she also understood Marylou in a way that was very, very unique. And I didn’t think twice. I invited her at that point, because I wanted somebody who could understand what motivated that character more than anything else.”

“The fact that she had the passion and the desire but also the understanding of that character and what made her complex was very interesting.”

Salles was also impressed by how much Hedlund was already inside the mind of Moriarty/Cassady, when the young actor first auditioned for the role in 2007. Hedlund took a three-day bus trip from Minnesota to attend the casting session, during which he kept a journal.

“He said, ‘Do you mind if I read something to you?’ And he read what he’d written during his journey. It was if I was listening to Neal Cassady’s prose in his letters. He was so much in synchronicity with it.”

Hedlund says everything about On the Road was profound.

“I think it opened us up to having the ability to express ourselves in a much freer way and open way. I think before doing this film, if you asked me a question, I probably would have asked you to write it down and I would have been able to write you a response in the next few days rather than express myself better.”

Adds Stewart: “I’m still in that position!”
C'est comme un choc de voir Kristen Stewart pelotonnée sur une chaise dans une chambre d'hôtel de Toronto, en semblant beaucoup plus mince et moins préparée qu'elle l'était au Festival de Cannes en mai.

Le même film est le sujet de discussion: Sur la Route, l'adaptation de Walter Salles du roman émblématique de la Beat Generation 1957 par Jack Kerouac, qui reçoit sa première nord-américaine au TIFF avant une sortie en fin d'année.

Le langage du corps tendu de Stewart, 22 ans, dit tout ce qui doit être dit à propos de combien ont été difficiles ces quatre derniers mois pour elle, au cours de laquelle elle a avouée une affaire qui l'a conduite à une rupture avec Robert Pattinson, son petit ami et co-star dans Twilight.

Ce serait une erreur, toutefois, d'accorder trop d'importance aux titres des tabloids. Stewart avait l'air aussi glamour sur le tapis rouge vendredi du Ryerson Theatre qu'elle l'était sur le chemin du Palais des Festivals à Cannes.

Et l'expérience intense de faire Sur la Route, qui a pris des années de planification et inclus des lectures Beat dans un "boot camp", ne pouvait pas manquer d'avoir un effet transformateur sur toutes les personnes impliquées. C'est certainement le cas pour Stewart, et aussi avec sa co-star Garrett Hedlund, qui l'a rejoint pour une interview avec la star.

"Dire que ce film m'a ouvert en un sens, semble vraiment évident, mais il l'a putain de fait!" dit Stewart, qui a lu pour la première fois le classique de Kerouac à l'âge de 15 ans.

"Je ne dis pas juste cela. Le livre a eu un effet important sur qui je voulais être à 15 ans, qui est une perriode très importante et redoutable."

Hedlund ajoute: "Comment pouvez-vous exprimer le feu que Kerouac exprime? C'est l'obstacle et c'est vraiment ce que tu penses tout le temps. Mais à la fin de la journée, j'ai sentis que j'étais devenu une personne plus forte. Les pensées que j'ai eu à penser, les sentiments que j'ai ressentis. . . m'ont rendu beaucoup plus fort."

Sur la Route présente Stewart en Marylou, une énigmatique adolescente, la femme qui a roulé et fait l'amour à la fois avec le sauvage Dean Moriarty, joué par Hedlund, et le cérébral Sal Paradise, joué par Sam Riley.

Selon Stewart, les kilomètres de fabrication des mythes de Moriarty et Paradise - pseudonymes pour les vrais copains Neal Cassady et Kerouac - n'auraient peut-être jamais eu lieu si ce n'était pas pour Marylou, qui est basé sur la première épouse de Cassady, LuAnne Henderson, 15 ans au moment où ils se sont mariés.

"C'était cette passerelle," dit Stewart des relations Marylou/LuAnne, à la fois amoureuses et amicales, avec Dean/Neal et Sal/Jack.

"Je pense que c'était définitivement un point commun qu'ils pourraient avoir en raison d'elle. Ils auraient peut-être trouvé quelque chose d'autre si elle n'existait pas, mais il y avait une confiance qu'ils avaient seulement parce qu'ils n'avaient tout simplement parce qu'ils l'ont partagés."

Hedlund ajoute, 28 ans: "Elle était comme le gallon entre les deux frères jumeaux qui avaient différentes quantités de patience."

Stewart et Hedlund à la fois se demandent comment le public moderne va réagir aux sexe, à la drogue et tout ce jazz dans Sur la Route. Il a tellement choqué les gens dans les années 1950, nombreux sont ceux qui déchiraient souvent la couverture du livre si ils le lisaient en public.

"Ce n'est pas si choquant de prendre de la drogue et d'avoir de la promiscuité sexuelle," a dit Stewart.

"Ce n'est pas trop choquant de voir les gens nus. Je déteste le dire de cette façon, mais quand j'ai lu le livre à 15 ans, je pense que j'étais peut-être un peu plus fasciné par me pousser moi-même un peu plus loin et être un peu rebelle, ou quelle que soit ce que vous faites à ce âge là. Vous voulez vous pousser."

Le réalisateur brésilien Salles, qui a passé plusieurs années à travailler pour obtenir les droits de Sur la Route et également obtenir un script écrit satisfaisant, dit de Marilou qu'est un personnage fascinant et que Stewart était exactement la bonne pour la jouer. Dès qu'il a rencontré Stewart, après l'avoir vue jouer dans le drame franc-tireur de Sean Penn Into the Wild, il savait qu'il avait trouvé sa Marylou.

"Elle connaissait très bien Sur la Route, mais elle a aussi compris Marylou d'une manière qui était très, très unique. Et je n'ai pas hésité une seconde. Je l'ai invitée à ce moment-là, parce que je voulais quelqu'un qui puisse comprendre ce qui a motivé ce personnage plus que toute autre chose."

"Le fait qu'elle avait la passion et le désir, mais aussi la compréhension de ce personnage et de ce qui la rendait complexe était très intéressant."

Salles a également été impressionné par combien Hedlund était déjà dans l'esprit de Moriarty/Cassady, lorsque le jeune acteur a auditionné pour le rôle en 2007. Hedlund a fait un voyage en bus de trois jours à partir du Minnesota pour assister à la séance de casting, au cours de laquelle il a tenu un journal.

"Il dit: 'Ça vous dérange si je lis quelque chose pour vous?' Et il a lu ce qu'il avait écrit pendant son voyage. C'était comme si j'écoutais la prose de Neal Cassady dans ses lettres. Il était tellement en synchronicité avec lui."

Hedlund dit que tout concernant Sur la Route est profond.

"Je pense qu'il nous a permis d'avoir la possibilité de nous exprimer d'une façon beaucoup plus libre et de façon ouverte. Je pense qu'avant de faire ce film, si vous m'auriez posé une question, je vous aurais probablement demandé de l'écrire et j'aurais pu vous écrire une réponse au cours jours suivants pour mieux m'exprimer."

Stewart ajoute: "Je suis toujours dans cette position!"
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