Tuesday, February 5, 2013

Gerald Nicosia talks about Kristen & 'On the Road' - Must read!

Gerald Nicosia parle de Kristen & 'Sur la Route' - à lire!

When Brazilian director Walter Salles finally got funding to make his movie of On the Road in May 2010, and asked me to be the first "drill instructor" at Beat Boot Camp in Montreal, I felt a heavy responsibility to see that this long-awaited opportunity wasn't blown. I knew how hard it would be not to get swept away by the glamor tide of movieland, even though this clearly wasn't going to be a Hollywood production. I tried to think about what this novel, On the Road, really was--what it mean to its creator, and not necessarily to the millions of people who claim to be its heirs. I thought about the 29-year-old writer, Kerouac, newly married, with no visible means of support, living with his gorgeous but troubled young wife Joan in the temporarily empty loft of a dead friend (Bill Cannastra), taping together Cannastra's 20-foot sheets of thin Japanese art paper to create a 120-foot roll, and sitting down one night to pound out the story of his crazed life up until that point, so that Joan would understand him, his crazy moods, his heavy drinking, his ongoing madnesses.

We all know where the best-laid intentions lead, and I must admit that once I met with all those stars in Montreal, I got as seduced by all that movieland glamor as any Catholic, workingclass Midwesterner normally would. I told myself that these were just ordinary people, like I was, but finding myself a few feet from Kristen Stewart's cleavage in an unbuttoned shirt, or from incredibly handsome Garrett Hedlund lounging James Dean-like in T-shirt and motorcycle boots, I would begin to stumble over my words, falter, blush, and stare like a five-year-old. Hollywood has done this to us--given us these beings larger than life, who never fail to intimidate us and make us feel small. I would have to keep reminding myself that I was the teacher and they were the students. Which is to say, it was a little hard to push the spiritual qualities of On the Road in that situation.

And yet eventually I did become friends with all the major actors, and we hung out together in our hotel bar in Montreal. I came to like Garrett, Kristen, and Sam Riley immensely, and to feel as if they had as good a chance as anyone to portray the intense and driven threesome of Cassady, Lu Anne, and Kerouac. To know them was to learn that they all had great gifts as well as great insecurities to match up with the people they were playing. Sam had been a small-time rock-'n'-roll musician who got drafted into being a movie star--he actually had some trepidation about what it was going to be like to be famous like Kristen, for whom we always had to enter the hotel through the secret underground entrance to keep from being mobbed by her fans. In that, he was not unlike Kerouac himself, who wanted to create beautiful prose but not to be mobbed as the King of the Beats. [..] And Kristen--though again, physically quite different from her character, who in real life was large and blonde--had a lot of Lu Anne/"Marylou" inside her. She kept her high intelligence well-concealed beneath her sexuality and good manners; she cared enormously about people, both the ones she knew personally and those whose urgent need seemed to demand that she reach out to them; and, perhaps most like Lu Anne/"Marylou," she had learned to be utterly self-reliant even in her teens, prizing independence above men, money, power, or any of the other lures that Hollywood actresses are known to covet.

The amount of research they had all put in--from director Salles to the lowest members of the crew--was phenomenal. Salles arranged for other instructors to come to the boot camp; and although Lu Anne Henderson herself had died recently, I connected him with Anne Marie Santos, Lu Anne's daughter, who came to Montreal and shared memories, photos, and a great deal else with all of them, but especially of course with Kristen, who has many times acknowledged how much she benefitted not only from Annie's help as consultant, but from her spiritual guidance and encouragement as well. In fact, everything seemed on track for a great movie to be made.

I started playing the tape in a small room at boot camp, where there was just myself, Sam Riley, Kristen, and Walter. Kristen seemed ill at ease with its crude sexual and racial humor; Sam Riley, ever intent on learning his part, listened intently, silently; but Garrett got all the jokes, laughed raucously, sometimes even wickedly, at everything Kerouac said.

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Lorsque le réalisateur brésilien Walter Salles a finalement obtenu le financement pour faire son film Sur la Route en mai 2010, et m'a demandé d'être le premier "sergent instructeur" au Boot Camp Beat (camp d'entrainement Beat) à Montréal, j'ai senti une lourde responsabilité de voir que cette occasion attendue depuis longtemps n'avait pas été grillé. Je savais combien il serait difficile de ne pas se laisser emporter par la vague glamour du monde des films, même si il n'allait clairement pas être une production hollywoodienne. J'ai essayé de penser à ce que ce roman, Sur la Route, était vraiment - ce qu'il signifie pour son créateur, et non pas nécessairement pour les millions de personnes qui prétendent être ses héritiers. J'ai pensé à l'écrivain de 29 ans, Kerouac, nouvellement marié, sans moyen de subsistance, vivant avec sa magnifique mais mouvementée jeune femme Joan, dans le grenier temporairement vide d'un ami mort (Bill Cannastra), collant ensemble les fines feuilles de papiers d'art japonais de Cannastra pour créer un rouleau de 120 pieds, et s'asseyant une nuit pour marteler sur l'histoire de sa folle vie jusqu'à ce moment, de sorte que Joan puisse le comprendre, ses humeurs folles, sa consommation excessive d'alcool, ses folies permanentes.

Nous connaissons tous les intentions des personnages principaux les mieux-préparés, et je dois avouer que lorsque j'ai rencontré toutes ces stars à Montréal, je me suis senti aussi séduit par tout glamour du monde des films que n'importe quel catholique, de la classe ouvrière du Midwesterner le ferez normalement. Je me suis dit que c'étaient des gens tout à fait ordinaires, comme moi, mais de me retrouver à quelques mètres de Kristen Stewart dans une chemise déboutonnée, ou proche d'un incroyablement beau Garrett Hedlund se prélassant comme James Dean dans un t-shirt et des bottes de moto, j'en ai commencé à chercher mes mots, vaciller, rougir, et ressembler à un enfant de 5 ans. Hollywood l'a fait pour nous - nous a donné ces êtres plus grands que nature, qui ne manquent jamais de nous intimider et de nous faire sentir petit. Je devais me rappeler que j'étais le maître et qu'ils étaient étudiants. Ce qui veut dire, que c'était un peu difficile de pousser les qualités spirituelles de Sur la Route dans cette situation.

Et pourtant, j'en suis finalement arriver à devenir amis avec tous les principaux acteurs, et nous avons passé du temps ensemble dans notre bar à l'hôtel, à Montréal. J'en suis venu à apprécier Garrett, Kristen, et Sam Riley énormément, et à ressentir qu'ils avaient autant de chances que n'importe qui de pouvoir représenter le trio intense de Cassady, Lu Anne, et Kerouac. Les connaître a été d'apprendre qu'ils avaient tous de grands dons ainsi que de grandes insécurités sur le fait de correspondre avec les personnes qu'ils jouaient. Sam a été pendant un temps un musicien rock'n roll qui s'est fait enrôlé comme star de cinéma -- il a effectivement eu une certaine appréhension sur ce que ça allait être d'être célèbre comme Kristen, pour qui nous avons toujours du entrer dans l'hôtel par l'entrée secrète souterraine pour éviter d'être pris d'assaut par ses fans. Et cela n'est pas sans rappeler Kerouac lui-même, qui voulait créer une belle prose, mais ne pas être pris d'assaut comme le roi des Beats. [..] Et Kristen - même si là encore, était physiquement très différente de son personnage, qui dans la vraie vie était grande et blonde - avait beaucoup de Lu Anne/"Marylou" à l'intérieur d'elle. Elle a gardée sa grande intelligence bien cachée sous sa sexualité et de bonnes manières; elle se souciait énormément des gens, tant ceux qu'elle connaissait personnellement que ceux dont le besoin urgent semblait exiger qu'elle leur tende la main; et, plus peut-être comme Lu Anne/"Marylou", elle avait appris à être totalement autonome, même dans son adolescence, prisant l'indépendance au lieu des hommes, de l'argent, du pouvoir ou de l'un des autres attraits que les actrices d'Hollywood sont connues pour convoiter.

La quantité de recherches qu'ils avaient tous mis dedans - du réalisateur Salles au derniers des membres de l'équipage - a été phénoménale. Salles s'est arrangé pour que d'autres instructeurs viennent au camp d'entraînement, et bien que Lu Anne Henderson soit décédée récemment, je l'ai mis en relation avec Anne Marie Santos, la fille de Lu-Anne, qui est venu à Montréal et a partagée ses souvenirs, des photos, et des choses géniales avec chacun d'entre eux, mais surtout bien sûr avec Kristen, qui a maintes fois reconnu à quel point elle a bénéficiée non seulement d'une aide d'Anne en tant que consultante, mais aussi de son orientation spirituelle et d'encouragements. En fait, tout semblait en bonne voie pour qu'un film génial soit fait.

J'ai mis la cassette (ndt: de Jack Kerouac) dans une petite pièce au camp d'entraînement, où il y avait juste moi-même, Sam Riley, Kristen, et Walter. Kristen semblait mal à l'aise avec son brut humour sexuel et racial, Sam Riley, avait plus que jamais l'intention d'apprendre pour son rôle, écouté attentivement, en silence; mais Garrett retenu toutes les blagues, riait bruyament, parfois même malicieusement, à tout ce que Kerouac disait.

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